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Les jeunes veulent arrêter de vapoter : encore faut-il leur donner les moyens d’y parvenir 

Montréal, le 30 juin 2026 – Plus d’un jeune sur deux ayant tenté d’arrêter de vapoter rencontre des obstacles importants qui compromettent sa réussite. C’est le constat préoccupant d’une étude menée auprès de 6 808 élèves québécois du secondaire¹, qui met en lumière une réalité souvent méconnue. 

 

De nombreux facteurs nuisant aux démarches de cessation 

Si les jeunes sont nombreux à vouloir mettre fin à leur consommation de produits de vapotage, la dépendance à la nicotine, la difficulté à gérer les émotions, le manque de soutien et la peur de l’échec rendent cette démarche particulièrement difficile. Plusieurs jeunes ne savent tout simplement pas vers quelles ressources se tourner. 

 

Ces constats sont renforcés par une revue systématique récente démontrant que les interventions de soutien à la cessation, y compris les outils numériques et les approches d’accompagnement, augmentent les chances de réussir à arrêter de vapoter.² 

 

 

Mieux accompagner les jeunes qui souhaitent arrêter 

Pour le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), ces résultats rappellent que le vapotage chez les jeunes ne peut plus être uniquement abordé sous l’angle de la prévention. Il faut également leur offrir les ressources nécessaires lorsqu’ils prennent la décision d’arrêter. 

 

« Pendant des années, nous avons concentré nos efforts sur la prévention du vapotage. Cette étude nous rappelle qu’il faut aussi mieux accompagner les jeunes qui souhaitent arrêter. Leur volonté est bien présente; c’est notre capacité collective à les soutenir qui doit suivre. » 

— Annabelle Prévost, porte-parole par intérim du Conseil québécois sur le tabac et la santé 

 

Au Québec, des outils existent déjà pour soutenir cette démarche. Le CQTS offre notamment Libair, un programme de cessation du vapotage qui comprend une application mobile gratuite ainsi que les Groupes Libair, déployés dans les écoles secondaires et les milieux jeunesse afin d’offrir un accompagnement structuré aux jeunes qui souhaitent réduire ou cesser leur consommation. 

 

« Les jeunes nous disent qu’ils veulent arrêter. Les données scientifiques nous montrent comment mieux les soutenir. Notre responsabilité est maintenant de faire en sorte que chaque jeune qui souhaite cesser de vapoter puisse accéder facilement à des ressources efficaces et adaptées à sa réalité. » 

— Annabelle Prévost 

 

Un enjeu de santé publique 

Pour le CQTS, la lutte contre le vapotage chez les jeunes doit désormais reposer sur une approche globale : prévenir l’initiation, mais également soutenir les jeunes qui souhaitent se libérer de leur dépendance. 

 

Les plus récentes données scientifiques démontrent que la motivation est déjà présente chez plusieurs jeunes. Le défi consiste maintenant à leur offrir l’accompagnement nécessaire pour transformer cette volonté en réussite. 

 

Références 

¹ Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), *Veille scientifique : lutte contre le tabagisme*, vol. 16, no 2, juin 2026 – « Les barrières rencontrées par les jeunes québécois qui veulent arrêter de vapoter ». 

² Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Veille scientifique : lutte contre le tabagisme, vol. 16, no 2, juin 2026. Section : « Les interventions de renoncement au vapotage sont-elles efficaces? » 

³ Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Veille scientifique : lutte contre le tabagisme, vol. 16, no 2, juin 2026. Section : « Les campagnes de prévention du vapotage chez les jeunes sont-elles efficaces? » 

 

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Renseignements médias 
Annabelle Prévost 
Porte-parole par intérim 
Conseil québécois sur le tabac et la santé 
aprevost@cqts.qc.ca